William Cloutier, bien organisé dans sa chambre, chante tout le temps.
Malgré ses 11 ans, William Cloutier a la trempe d’un grand
Il a beau n’être qu’en cinquième année, le jeune William Cloutier, gagnant de Victoriaville en chanson, catégorie 8 à 10 ans, a décidément l’étoffe d’un grand artiste. Avec sa voix et son charisme impressionnant, il ira certainement très loin.
«La première fois que j’ai chanté devant des gens, j’avais 6 ans. C’est là que j’ai eu la piqûre», explique-t-il tout simplement. Depuis ce temps, il n’a pas arrêté de chanter, tout le temps, pour tous ceux qui veulent l’entendre.
Le garçon, au visage angélique et à la voix d’or, n’est pas le moins du monde timide. «Le gène de la gêne, il ne l’a pas», indique simplement sa mère qui est très fière de son plus jeune fils.
Rencontré chez lui deux semaines après le concours, il est très à l’aise en expliquant qu’il est à apprendre la chanson Évangéline. «Tu veux que je t’en chante un bout?», demande-t-il le plus naturellement du monde en se levant et en commençant à chanter en regardant la journaliste dans les yeux comme s’il avait fait cela toute sa vie. «Il est toujours comme ça», ajoute son père.
Ses styles musicaux sont variés, allant du Céline Dion au Blues jusqu’à Christina Aguillera. «J’apprends à l’oreille, en chantant. Je fais imprimer les paroles trouvées sur Internet et c’est tout», indique-t-il. Il n’a jamais pris de cours de chant et fait cela tout simplement pour le plaisir. «Je vais toujours chanter», promet-il.
En plus du chant, il a d’autres talents musicaux. Il apprend le violon et vient de recevoir, pour son anniversaire, un clavier. Il a également l’intention d’apprendre la guitare.
Dans sa chambre, il s’est installé un genre de petit studio. Avec son karaoke, branché à son clavier, il enregistre des mélodies qu’il compose lui-même, puis les refait jouer et y ajoute des paroles. Emballé par son expérience au concours Victoriaville en chansons, il a même écrit une chanson pour une des organisatrices, une chanteuse qu’il admire beaucoup, Roxanne Genest.
Victoriaville en chanson
Lorsqu’on lui parle du concours, William en a beaucoup à dire. C’est toute une expérience qu’il y a vécue! Une belle expérience qui lui a permis de remporter le premier prix dans sa catégorie mais, encore plus important pour lui, de se mériter le prix coup de cœur du public. «Ce sont les gens présents, qui venaient probablement pour encourager quelqu’un de leur famille, qui ont voté pour moi», réalise-t-il.
Ce concours, il l’a gagné, malgré quelques petits pépins qui ont occasionné beaucoup de nervosité chez ses parents mais qui n’ont pas troublé, outre mesure, le principal intéressé.
«On avait découpé, longtemps à l’avance, l’article qui parlait du concours. Mais on l’a un peu oublié et c’est la semaine du concours qu’on s’en est souvenu», souligne sa mère. Cette dernière était convaincue que son fils n’était pas prêt pour le concours.
«Le jeudi on a fait les arrangements pour l’inscrire, le vendredi il a fallu trouver la bande sonore pour la deuxième chanson et le samedi c’était les auditions», se souvient son père.
Malgré tout, l’audition s’est bien déroulée, et ce malgré le fait que la bande sonore qu’il avait apportée n’a pas fonctionné. «Après avoir chanté a cappella, Dave Roussy de Star Académie a pris sa guitare pour m’accompagner», se souvient William.
Pour cette audition, il a chanté Je ne vous oublie pas de Céline Dion et Pauvre voyeur de Dany Bédar.
Et lors du concours, en tant que tel, le jeune homme est monté sur scène, tout simplement, sans aucune nervosité. «J’ai donné tout ce que j’avais et j’étais bien», indique-t-il. Alors, si Victoriaville en chansons a été son premier concours officiel, ce ne sera certainement pas le dernier puisqu’il a la ferme intention de s’inscrire à d’autres événements du genre.
Outre la chanson, William Cloutier aime beaucoup les petits animaux. Il a trois poules et un canard, dont il s’occupe très bien. Il aimerait ajouter à cela un cheval.
Et plus tard, lorsqu’il sera grand il aimerait beaucoup être chanteur et habiter à la campagne avec ses animaux.
Le jeune homme aime aussi les gens. Il n’hésite jamais a aller vers les autres, que ce soit les personnes âgées, qu’il trouve très belles, ou encore les gens présentant une déficience. «Il est toujours porté à aller vers eux, naturellement», a remarqué sa mère.
Chose certaine, lorsqu’on le rencontre, il laisse sa trace. Difficile d’oublier un si gentil garçon, doté d’un humanisme qui fait défaut à plusieurs adultes, d’un visage à briser les cœurs et d’une voix qui semble venue d’ailleurs...