Christian Poudrier
Le Chindaï au service des élèves
Un programme est instauré dans certaines écoles de la région
Plutôt méconnu, le Chindaï, une discipline d’équilibre se présentant sous la forme d’un art martial, commence à gagner des adeptes. Le programme est même offert dans certaines écoles de la région, ainsi que dans des organismes communautaires, dont Répit Jeunesse.
Comparativement au karaté, par exemple, aucun coup n’est porté lorsqu’on pratique le Chindaï. «On absorbe, on transforme et on renvoie le geste. On remet l’équilibre du jeune en place. Les participants font preuve, par la suite, d’une plus grande écoute et d’une meilleure concentration», a expliqué Christian Poudrier, responsable de L’École de Chindaï de Victoriaville et entraîneur dans les régions de Montréal, Trois-Rivières et Québec.
La discipline s’avère un outil intéressant dans les institutions scolaires auprès des jeunes présentant des troubles de comportement, mais également auprès des élèves réguliers du primaire et du secondaire.
Plusieurs athlètes l’utilisent pour accroître, entre autres, leur force de concentration. C’est le cas des Victoriavillois Réjeanne et Yvon Poudrier (danse sportive).
«C’est un art accessible à tous. Il permet d’aligner les structures physiques, émotionnelles et mentales. Il transmet des valeurs nobles», a indiqué Christian Poudrier.
Ce dernier espère que la discipline s’étende ultérieurement dans la plupart des écoles de la région. Le programme sera bientôt offert, notamment, à l’école Mgr Grenier.
Dans cet art martial, il ne s’agit pas d’attaquer son adversaire, mais d’apprendre à gérer les projections sous toutes leurs formes. Un moyen efficace, entre autres, d’atténuer les frustrations et d’accentuer la confiance personnelle.