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La pertinence du Bloc québécois aux Communes est revenue à la surface

Presse Canadienne Article mis en ligne le 20 septembre 2008 à 23:00
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La pertinence du Bloc québécois aux Communes est revenue à la surface
Gilles Duceppe en Montreal, le 21 septembre, 2008. LA PRESSE CANADIENNE/ Graham Hughes.
MONTREAL - La question de la pertinence du Bloc québécois à la Chambre des communes est revenue à la surface au moment où la campagne électorale amorce sa troisième semaine.
Embourbés sur le terrain culturel mais continuant de galoper en tête des sondages, les conservateurs ont voulu réactiver un front déjà ouvert en lançant de la publicité mettant en doute la pertinence du Bloc québécois à la Chambre des communes.
Selon les conservateurs, en 18 ans, le Bloc a refilé une facture de 350 millions $ aux contribuables et les Québécois n'ont pas eu grand-chose pour leur argent. L'ancien sénateur Michael Fortier, candidat du parti dans Vaudreuil-Soulanges, a affirmé que cette somme représente le coût des salaires des députés bloquistes et de leurs employés depuis l'arrivée du parti souverainiste sur la scène fédérale.
"Le rendement sur l'investissement pour les Québécois et Québécoises a été nul", a-t-il lancé en affirmant que seuls quatre de 255 projets de loi qu'aurait présenté le Bloc ont été adoptés.
Des journalistes ont demandé si le fait de remettre en question les votes des Québécois était démocratique. "De le rappeler, c'est aussi démocratique", a répondu M. Fortier.
Les nouvelles publicités ont soulevé l'ire du chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.
Pour le leader souverainiste, cette initiative révèle tout le mépris qu'affiche le chef conservateur Stephen Harper pour les électeurs québécois. Le message véhiculé par le Parti conservateur constitue "une attaque en règle contre les fondements de la démocratie", a tonné M. Duceppe en point de presse.
Qui plus est, le fait qu'un non-élu comme Michael Fortier soit derrière cette offensive publicitaire négative rend la chose encore plus odieuse, a soutenu le chef bloquiste. "C'est une campagne négative à l'américaine", a dénoncé Gilles Duceppe.
Alors que les deux principaux chefs, Stephen Harper et Stéphane Dion, ne faisaient pas publiquement campagne, le Parti conservateur et le Parti libéral ont quand même présenté des éléments de programme.
Ainsi, un des candidats vedettes du Parti conservateurs, Rob Nicholson, a déclaré que les conservateurs étaient prêts à déclencher de nouvelles élections avant d'accepter des compromis sur les lois plus sévères contre la criminalité. M. Nicholson a dit que chaque projet de loi dans ce domaine ferait l'objet d'une question de confiance.
De leur côté, les libéraux se sont engagés à ouvrir une enquête publique approfondie, dirigée par un juge, sur l'éclosion de la listériose afin de restaurer la confiance des Canadiens au système d'inspection des aliments. Selon eux, il est de plus en plus clair que l'enquête promise par le gouvernement conservateur de Stephen Harper "ne fera rien de plus que limiter les dégâts".
Le train vert
La chef du Parti vert, Elizabeth May a lancé sa tournée pancanadienne qu'elle compte effectuer en train.
Elle devrait faire escale, au cours des cinq prochaines journées, dans 91 municipalités de sept provinces pour rencontrer des militants et s'adresser aux populations locales.
Mme May espère également que sa tournée lui permettra de mettre en lumière la nécessité d'un meilleur service ferroviaire à travers le pays. La Parti vert réclame en effet l'injection d'une somme de 1 milliard $ afin d'améliorer le système ferroviaire canadien. "Ce n'est pas une tournée nostalgique, a-t-elle affirmé. Bombardier ne construit pas des trains du passé, mais des trains à grande vitesse qui filent à 350 kilomètres à l'heure. Nous n'avons aucun exemple de cette technologie au Canada."
Les partis politiques ont continué d'éprouver des ennuis avec certains de leur candidat.
Le candidat conservateur qui devait affronter notamment le libéral Bob Rae à Toronto, Chris Reid, a présenté sa démission ce week-end.
Un porte-parole des conservateurs a indiqué que M. Reid a tout simplement avisé le parti qu'il ne pouvait s'engager pour quatre ans à Ottawa advenant le cas qu'il soit élu. Toutefois, l'homme avait diffusé des commentaires controversés sur Internet, écrivant entre autres: "Si les femmes et les gais voulaient vraiment ne plus être des victimes de crimes haineux, ils devraient agir de la sorte, mais il semble qu'ils préfèrent être impuissants et se fier au gouvernement."
Le candidat du NPD dans la circonscription de Saanich-Gulf en Colombie-Britannique, Julian West, s'est excusé pour s'être déshabillé devant des enfants d'âge mineur, il y a 12 ans, au cours d'une retraite.
En campagne à Gatineau dimanche, aux côtés de la candidate néo-démocrate dans cette circonscription, l'ex-libérale Françoise Boivin, le chef du Nouveau parti démocratique (NPD), Jack Layton, a réitéré son appui envers M. West, un ancien du Parti vert.
M. Layton a ajouté qu'aucun parti ne peut éviter la controverse au cours d'une campagne.
M. Layton en a profité pour faire valoir que son parti est prêt à accueillir tous ceux qui embrassent la vision du NPD. Il a notamment donné en exemple le chef du Parti vert du Québec qui appuie, selon lui, la candidate néo-démocrate dans Gatineau.
Dans la foulée de la démission de deux candidats néo-démocrates qui étaient membres du Parti marijuana, M. Layton a nié avoir convenu d'une entente pour attirer des membres de ce parti au sein de sa formation.
C'était la troisième fois depuis le déclenchement des élections le 7 septembre que le chef néo-démocrate faisait campagne au Québec. Il a dit croire aux chances de son parti d'effectuer une percée au Québec.
M. Layton devrait passer une bonne partie de la troisième semaine de la campagne électorale au Québec.
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